L´historique

Automne 1997 : Création de l’Ensemble

Bach et Baroque, connu jusqu’à l’automne 2015 sous le vocable L’ensemble vocal Les Beaux Regard, est né dans les couleurs de l’automne, au début d’octobre 1997, suite à la rencontre de Manon Beauregard, qui travaillait à l’époque à la Commission des lésions professionnelles, avec François Panneton, chef de chœur. Manon répondait à un appel de Centraide, qui lançait sa campagne de financement. Le chœur a vu le jour, et son tout premier concert fut donc la chanson Donnez, donnez, ça fait du bien, qui était le chant-thème de la campagne Centraide cette année-là (durée, deux minutes). Que de chemin parcouru depuis !

Printemps 1998 : Jazz et Barbershop quartets
Avec piano.

Entrée remarquée dans le monde du concert, les Beaux Regards présentaient dans le cadre d’un concert d’une heure quelques grands standards jazz : Summertime, Moonglow, Everytime we say goodbye…

Printemps 1999 : Schubert
Avec piano.

Quelques-unes parmi les plus belles pages vocales romantiques de Schubert ont fait les délices de ce concert avec piano, la plupart chantées en français.

Printemps 2000 : L’Amour à travers l’histoire
Avec piano.

À travers un grand voyage dans le temps, une sélection des musiques consacrées à l’amour était au programme : depuis le madrigal de Monteverdi jusqu’à la musique décapante de Kurt Weill, en passant par la cantate allemande et le grand air d’opéra baroque, classique ou romantique, l’ensemble a charmé et a démontré sa capacité de chanter dans tous les styles.

Printemps 2002 : Histoire de la musique baroque
Avec orchestre à cordes.

C’est à un véritable périple européen qu’était convié le public fidèle des Beaux Regards. Depuis l’opéra naissant de Monteverdi jusqu’aux musiques exubérantes de Bach et de Händel, l’auditeur pouvait vivre la grande révolution opérée par les italiens au début du 17e siècle, qui ont pavé la voie de la musique moderne, en particulier grâce au rayonnement de leurs deux plus belles inventions : le concerto et l’opéra.

Décembre 2002 : Concerts de Noël
Parmi plusieurs concerts de Noël présentés par l’ensemble, on compte en particulier deux prestations au Château Ramezay et au Palais des Congrès de Montréal.

Printemps 2003 : Madrigaux érotiques et chants nocturnes
Avec orchestre à cordes et piano.

Les samedi et dimanche 7 et 8 juin, les Beaux Regards présentaient un programme double : les Madrigaux érotiques de Claudio Monteverdi étaient suivis en deuxième partie des Chants nocturnes de Franz Schubert, avec pour fil conducteur… l’amour.

Printemps 2004 : Fête dans les Jardins du Vauxhall
Avec orchestre à cordes.

L’Ensemble vocal Les Beaux Regards présentait au cours de ce concert quelques-unes des plus belles pages de Haendel et de Purcell, tel qu’on aurait pu les entendre dans les jardins du Vauxhall dans la première moitié du 18e siècle. Quelques titres : Come ye sons of art, Rejoice in the Lord alway de Purcell; O Lord, how dark are thy decrees, As with rosy steps, Amen de Händel.

Décembre 2004 : Le Récit de la Nativité
Pourquoi un Récit de la Nativité, pourquoi Bach ? D’abord, Bach a écrit une trentaine de cantates pour le temps de Noël qui contiennent de nombreux joyaux. Le premier but était assurément de faire connaître aux Beaux Regards et à notre public fidèle, dans une œuvre cohérente, cette musique extraordinaire. Le second était de donner aux choristes une partition claire, essentiellement vocale, en français, au défi technique raisonnable. Le troisième était de vivre intensément l’épisode de la Nativité, tel que raconté par Luc et Matthieu, si touchant, qui nous habite depuis l’enfance et qui excite toujours notre capacité d’émerveillement. Grâce au travail remarquable de tous, les buts ont tous été atteints!

Printemps 2005 : Vivaldi : Concertos Le Printemps et L’Automne ; Gloria
Avec orchestre à cordes.

Les concertos Les Quatre Saisons de Vivaldi sont connus de tous. Ces pages brillantes et virtuoses respirent une fantaisie, une verve et une vitalité sans égal. Mais attention : Vivaldi les a composés à partir de courts poèmes pittoresques qui donnaient le programme. Par le moyen de l’arrangement, le chef François Panneton s’est amusé à insérer les poèmes italiens dans les concertos… Ça marche! En grande première, les deux concertos Le Printemps et L’Automne étaient donc présentés en version chorale, dans un arrangement à 4 voix du chef. La deuxième partie du concert était consacrée au célèbre Gloria, de Vivaldi.

Printemps 2006 : Chansons élisabéthaines
Avec 4 violes de gambe.

Un programme entièrement consacré à la chanson élisabéthaine présentait un défi de taille pour les Beaux Regards. En effet, nous sommes loin ici de la simple mélodie, joliment accompagnée ! Par des procédés d’imitation, les voix se répondent les unes les autres, échangent les mots, les mélodies, les motifs, dans un remarquable enchevêtrement : c’est le style polyphonique. Les choristes ont relevé le défi avec brio, dans les chansons anglaises pétillantes de gaieté de Dowland, Byrd, Morley, Weelkes, Gibbons… Au concert, la présence de quatre gambistes a complété la touche élisabéthaine, dans un concert très relevé.

Printemps 2007 : Un « Requiem de Bach »
Avec 3 solistes, flûte, orchestre à cordes.

Le 18 mars, l’Ensemble vocal Les Beaux Regards créait le « Requiem de Bach », une grande messe des morts conçue par François Panneton. Dans le trésor inestimable que constituent les deux cents cantates sacrées de Bach (toutes en langue allemande), on dénombre plusieurs centaines de chœurs, airs, duos présentant des réflexions sur la mort. Tous les aspects de la liturgie des défunts y sont abordés, et le choix est vaste : le repos éternel, le salut, la colère divine, l’aspiration à la mort, la crainte de Dieu, le Jugement dernier, la vision du Paradis… Notre chef a donc enlevé les textes allemands originaux et a arrangé ce grand oratorio latin, essentiellement choral. Le premier but de cet ouvrage : faire connaître au grand public, dans une œuvre cohérente, ces pages extraordinaires, si rarement exécutées. L’année suivante, chez Productions XXI/21, le Requiem était enregistré par un ensemble entièrement composé de professionnels, les Agréments de Montréal, dirigé par François Panneton.

Automne 2007 : la Renaissance française : « Bonjour, quelles nouvelles? »
Avec 4 flûtes à bec.

Pour souligner ses 10 ans d’existence, les Beaux Regards ont concocté un concert très festif, entièrement consacré à la chanson française de la Renaissance : Sermisy, Janequin, Passereau, Sandrin, Lassus ont communiqué la bonne humeur à un public ravi. Tous les anciens choristes avaient été invités à se joindre à l’ensemble pour la chanson finale.

Printemps 2009 : Handel, un Messie tout choral
Avec trompettes et orchestre à cordes.

Une idée originale du chef… Quel choriste n’a pas rêvé de chanter Comfort Ye my People, But Who May Abide, He shall feed His Flock, The Trumpet shall sound, toutes pages sublimes confiées aux solistes dans le Messie ? François Panneton a arrangé ces plus beaux mouvements à 4 voix, et l’ensemble présentait pour la première fois le 26 avril un Messie entièrement choral, avec bien entendu les moments culminants que sont le célèbre Hallelujah et le Amen final !

Printemps 2010 : Bach, Magnificat ! le dimanche 26 avril
Avec soprano solo, trompette, cordes.

Cette année-là, le Chœur St-Léon de Westmount s’est joint aux Beaux Regards dans la préparation d’un concert Bach, avec cordes et trompette. En première partie, la très joyeuse cantate no 51, Exaltez Dieu en toutes les contrées, écrite originalement pour trompette, soprano solo et cordes, était présentée dans un arrangement spectaculaire avec double chœur. Puis, en deuxième partie, François Panneton a conçu un tout nouveau Magnificat, à quatre voix, ici aussi avec la trompette et les cordes. Un superbe festival Bach !

Décembre 2010 : Chants de Noël
Un incontournable, puisque les auditeurs étaient invités à joindre leurs voix au chœur. Le concert a été salué comme étant un parmi les plus stimulants pour le public, puisque plus des trois quarts des Noëls étaient chantés par tous.

Printemps 2011 : Le David repentant de Mozart
Avec soprano solo, 2 clarinettes, timbales, cordes.

Encore un concert en collaboration, l’ensemble Florilège de Pierrefonds a joint les Beaux Regards pour une incursion dans le monde de Mozart. Après une sélection de chants sacrés en première partie, les deux chœurs joignaient leurs forces dans l’oratorio italien David repentant de Mozart (œuvre qui reprend en grande partie la musique de sa grande Messe en do mineur). La présence des clarinettes et des timbales, venait rehausser le caractère dramatique de l’œuvre, qui se termine sur une fugue grandiose.


L´ensemble vocal Les Beaux Regards, mai 2012

Printemps 2012 : le Baroque italien
Avec orchestre à cordes.

Avez-vous remarqué le nombre de mots italiens qui sont en usage aujourd’hui dans la bouche des musiciens ? piano, opéra, concerto, fortissimo, allegro, solo, crescendo… la liste est longue. Au début des années 1600, une extraordinaire révolution s’est opérée dans la musique en Italie. Les Beaux Regards présentaient au printemps 2012 plusieurs joyaux de l’art baroque italien, puisés chez les compositeurs qui ont marqué l’histoire : Caccini, Monteverdi, Vivaldi, A. Scarlatti. À cette liste s’ajoutait Händel, qui a passé une grande partie de sa vie à composer des opéras italiens… pour le public anglais!

Printemps 2013 : Purcell, Music for a While
Avec orchestre à cordes.

On en parle comme le plus grand génie anglais de l’histoire de la musique ; il s’est approché de la perfection dans tous les genres, dans une inspiration fraîche et spontanée ; bien qu’il soit mort jeune (36 ans), la somme de son œuvre est considérable… son nom : Henry Purcell. En première partie, les Beaux Regards présentaient plusieurs chansons célèbres destinées au théâtre : If music be the food of Love, Hark all ye Songsters, Music for a While, Fairest Isle… Puis en deuxième partie, des chefs-d’œuvre de musiques sacrées : Sing unto the Lord, Rejoice in the Lord Alway, Hail bright Cecilia. Un concert inoubliable.

Printemps 2014 : Crucifixion et Résurrection (Pergolèse et Haendel)
La mort de Pergolèse à 26 ans est une tragédie de l’histoire de la musique. Le Stabat Mater, son intense chef-d’œuvre, nous laisse entrevoir les merveilles qu’il aurait pu écrire s’il avait vécu. Les treize mouvements, écrits originalement pour deux solistes, ont été arrangés à quatre voix par le chef François Panneton, dans une écriture essentiellement chorale et dans le respect de la musique originale. En deuxième partie, le chœur présentait la Messe « de la Résurrection » de Haendel, construite par le chef ici encore à partir des plus belles pages pour trompette et cordes du grand maître.

Décembre 2014
À l’Oratoire St-Joseph, le dimanche l4 décembre 2014, des noëls baroques Joseph est bien marié (œuvres de M.-A. Charpentier, Bach, Haendel, Pachelbel), accompagnés à l’orgue par Hélène Panneton.

Avril 2015
Le somptueux Te Deum de Dettingen de Haendel, avec trois trompettes, timbales et cordes, le 26 avril 2015, en collaboration avec le Chœur classique de l’Estrie (en tout près de 80 choristes.)

Mai 2016
Funebria, Bach et Telemann, avec flûtes à bec, hautbois, violes de gambe, violoncelle, contrebasse et théorbe, Eglise Saint-Laurent le 15 mai.

Automne 2016
La Nuit des choeurs, une première participation, dans le cadre du Festival Bach.

Avril 2017
Venise, avec Vivaldi, Monteverdi, Albinoni, Lotti et plusieurs autres, Eglise Saint-Laurent le 30 avril.

Novembre 2017
La Nuit des choeurs, une deuxière participation, dans le cadre du Festival Bach.

Décembre 2017
Alléluia, avec Bach, Händel, Vivaldi, Praetorius et Schütz, Eglise Saint-Laurent le 16 décembre.

Novembre 2018
La Nuit des choeurs, une troisième participation, dans le cadre du Festival Bach.

Décembre 2018
Rex pacificus, un nouvel oratorio de Bach, chanté en latin, à partir de ses cantates de Noël et autres cantates festives.


9 décembre 2018
photo : Guy Maguire